Alors que les fortes chaleurs s’installent et que le risque incendie augmente, les autorités des Pyrénées-Orientales tirent la sonnette d’alarme. Depuis le début du mois de juin, plus d’un tiers des feux de végétation recensés dans le département ont pour origine des brûlages de végétaux pourtant interdits.
Les services de l’État appellent à la plus grande vigilance. Malgré les pluies enregistrées au printemps, les conditions observées ces dernières semaines favorisent désormais une propagation rapide des incendies. La hausse des températures, l’assèchement progressif de la végétation et les épisodes de vent créent un contexte particulièrement sensible à l’approche de l’été.
Depuis le 1er juin, le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS 66) est déjà intervenu à dix-sept reprises pour des feux de végétation. Selon la préfecture, plus d’un tiers de ces départs de feu sont directement liés à des opérations de brûlage de végétaux, également appelées écobuages.
Un hectare et demi détruit après un brûlage
Les autorités citent notamment un incident récent survenu après des travaux de débroussaillage.
Un particulier a procédé à l’incinération de végétaux sur une parcelle agricole. Le feu s’est rapidement propagé à la végétation environnante, parcourant près d’un hectare et demi avant d’être maîtrisé.
Face à l’ampleur prise par l’incendie, une trentaine de sapeurs-pompiers ont dû être mobilisés afin d’empêcher sa progression vers d’autres secteurs.
Cet épisode illustre les risques liés à l’utilisation du feu en période sensible, même lorsque les volumes de végétaux semblent limités et même lorsque les conditions paraissent favorables.
Une interdiction jusqu’au 1er octobre
La réglementation est pourtant claire.
Dans les Pyrénées-Orientales, tout brûlage de végétaux est strictement interdit du 1er mai au 1er octobre 2026, quels que soient les volumes concernés ou les conditions météorologiques du moment.
Une exception est toutefois prévue pour les agriculteurs, qui pourront reprendre certaines opérations d’écobuage à partir du 15 septembre dans des conditions strictement encadrées.
Face à la multiplication des infractions, le préfet demande aux forces de l’ordre d’appliquer la plus grande fermeté. Police et gendarmerie ont ainsi reçu pour consigne de verbaliser les contrevenants.
Les sanctions peuvent atteindre 750 euros d’amende.
Vigilance maximale
Au-delà des brûlages de végétaux, les autorités rappellent plusieurs règles essentielles pour limiter les risques de départ de feu.
Il est notamment recommandé de ne jamais jeter de mégots dans la nature, d’éviter les feux de camp ou les grillades en dehors des espaces autorisés et de faire preuve d’une extrême prudence lors des travaux susceptibles de produire des étincelles.
Les habitants sont également invités à signaler immédiatement toute fumée suspecte ou tout départ de feu en composant le 18 ou le 112.
Avec des températures élevées annoncées dans les prochains jours et une végétation qui continue de s’assécher, la prévention demeure l’une des armes les plus efficaces pour éviter de nouveaux incendies.
Dans un département régulièrement confronté aux feux de forêt, chaque geste compte pour protéger les espaces naturels, les habitations et les populations.




