La Ville de Béziers a procédé ce mardi 4 août à une nouvelle destruction de scooters saisis lors de rodéos urbains. Une opération largement relayée sur les réseaux sociaux, qui s’inscrit dans une stratégie de fermeté. Si cette pratique est parfaitement encadrée par la loi, Béziers se distingue surtout par sa communication très offensive.
« Vous pourrissez la vie des gens du quartier avec vos scooters, vos scooters terminent en cubes. » C’est avec ce message que la Ville de Béziers a accompagné la publication d’une vidéo et de plusieurs photos montrant des deux-roues détruits à la fourrière municipale ce mardi 4 août.
Près d’un an après une première séquence similaire diffusée par le maire Robert Ménard, la municipalité renouvelle l’opération. L’objectif est clair : adresser un message de dissuasion aux auteurs de rodéos urbains et aux conducteurs qui circulent sans respecter la réglementation.
Une destruction encadrée par la loi
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, une commune ne peut pas décider de détruire immédiatement un véhicule saisi. La procédure est strictement encadrée.
À Béziers, la police municipale peut immobiliser et faire placer un deux-roues en fourrière notamment en cas de rodéo urbain, de refus d’obtempérer ou encore de conduite sans permis ou sans assurance. Le propriétaire est ensuite informé et dispose d’un délai de 15 jours pour récupérer son véhicule. Passé ce délai, et lorsque les conditions légales sont réunies, le deux-roues peut être détruit.
En parallèle, la Ville a également mis en place une procédure permettant de réclamer aux contrevenants le remboursement des frais liés aux dégradations occasionnées par les rodéos urbains.
Une pratique qui se développe en France
Si Béziers communique largement sur ces destructions, elle n’est pas la seule à recourir à cette mesure. Depuis la loi de 2018 créant le délit de rodéo motorisé, la confiscation du véhicule est devenue une peine fréquemment prononcée par les tribunaux. De nombreuses opérations de saisie et de destruction sont ainsi menées partout en France dans le cadre de décisions judiciaires.
Ce qui distingue la ville héraultaise est avant tout la médiatisation de ces opérations. Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux visent à renforcer l’effet dissuasif et à afficher la détermination de la municipalité face aux nuisances provoquées par les rodéos.
Les trottinettes électriques bientôt concernées
Cette politique pourrait bientôt s’étendre aux trottinettes électriques. Dans une nouvelle vidéo publiée ce mardi, Robert Ménard a annoncé que les engins de leurs utilisateurs ne respectant « aucune règle » pourraient eux aussi être détruits.
Le maire a également annoncé un durcissement des contrôles à compter du 1er septembre, promettant des règles qu’il qualifie de « draconiennes » pour lutter contre les comportements dangereux sur la voie publique.




