Le mois de septembre marque la rentrée, mais aussi l’entrée en vigueur de nombreuses nouvelles règles en France. Retraites, assurance chômage, arrêts maladie, prix du gaz, rénovation énergétique, voitures électriques, facturation électronique ou encore téléphones portables au lycée : voici les principaux changements à connaître.

Retraites : l’âge de départ évolue pour certaines générations

C’est l’un des principaux changements de cette rentrée. La suspension de la réforme des retraites modifie l’âge légal de départ pour plusieurs générations, pour les retraites prenant effet à compter du 1er septembre 2026.

Les personnes nées en 1964 pourront ainsi partir à 62 ans et 9 mois, contre 63 ans auparavant. Pour celles nées entre janvier et mars 1965, l’âge légal sera également fixé à 62 ans et 9 mois. Pour les personnes nées entre avril et décembre 1965, il sera de 63 ans.

Pour les générations suivantes, l’âge légal sera de 63 ans et 3 mois pour les personnes nées en 1966, 63 ans et 6 mois pour celles nées en 1967 et 63 ans et 9 mois pour celles nées en 1968. À partir de 1969, l’âge légal reste fixé à 64 ans.

Le nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein évolue également pour certaines générations.

Les carrières longues sont également concernées

Les personnes ayant commencé à travailler jeunes bénéficient elles aussi de nouvelles dispositions. À partir du 1er septembre, certaines périodes liées à la naissance, à l’éducation ou à l’adoption d’un enfant pourront notamment être prises en compte, dans la limite de deux trimestres, pour l’accès à la retraite anticipée pour carrière longue.

Les règles concernant les départs anticipés sont donc elles aussi modifiées pour certaines générations.

Assurance chômage : la durée d’indemnisation évolue

Autre changement important pour les salariés : les règles d’indemnisation après une rupture conventionnelle évoluent à partir du 1er septembre.

La durée maximale d’indemnisation sera réduite pour les personnes dont le contrat est rompu dans le cadre d’une rupture conventionnelle individuelle. Elle sera notamment ramenée à 15 mois pour les moins de 55 ans.

Pour les salariés âgés de 55 ans et plus, la durée maximale sera de 20,5 mois.

Le droit à l’assurance chômage après une rupture conventionnelle n’est donc pas supprimé. C’est bien la durée maximale pendant laquelle l’allocation peut être versée qui évolue.

Les arrêts maladie sont davantage encadrés

À partir du 1er septembre, les règles concernant les arrêts de travail changent également.

La durée des prescriptions sera davantage encadrée. Un arrêt initial pourra être prescrit pour une durée maximale d’un mois et une prolongation pourra être prescrite pour deux mois, sauf lorsque la situation médicale du patient justifie une durée différente.

La prolongation d’un arrêt devra par ailleurs, en principe, être prescrite par le médecin ayant établi l’arrêt initial ou par le médecin traitant. Des exceptions sont prévues par les textes.

Cette réforme intervient alors que les dépenses liées aux indemnités journalières constituent un sujet important pour l’Assurance maladie.

Un nouveau formulaire obligatoire pour les arrêts maladie

Autre évolution concernant les arrêts de travail : le formulaire papier sécurisé devient obligatoire.

À partir du 1er septembre, les anciens formulaires papier non sécurisés pourront être rejetés par l’Assurance maladie. Les professionnels de santé devront utiliser le nouveau modèle afin notamment de lutter contre les fraudes et les falsifications.

Les assurés concernés doivent donc être attentifs au document qui leur est remis par leur médecin.

Le prix du gaz évolue en septembre

Les ménages utilisant le gaz sont également concernés par une nouvelle évolution tarifaire.

Pour septembre, le prix repère de vente du gaz établi par la Commission de régulation de l’énergie s’établit à 0,13474 euro TTC par kWh pour les foyers utilisant le gaz pour le chauffage, avec un abonnement annuel de 360,79 euros TTC.

Ce prix repère est donné à titre indicatif. Depuis la disparition des tarifs réglementés du gaz, les fournisseurs proposent leurs propres offres et les consommateurs peuvent donc avoir des tarifs différents selon leur contrat.

MaPrimeRénov’ se recentre sur certains travaux

Les propriétaires qui envisagent des travaux de rénovation énergétique doivent également prendre en compte plusieurs changements.

À compter du 1er septembre, plusieurs opérations ne seront plus éligibles à MaPrimeRénov’ dans le cadre du parcours « par geste ». Sont notamment concernés certains équipements de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire fonctionnant au bois ou à la biomasse, les pompes à chaleur dédiées à l’eau chaude sanitaire, les systèmes de ventilation ainsi que certains travaux d’isolation et équipements solaires thermiques.

Pour les rénovations d’ampleur, une autre évolution est importante : un logement qui conserve un chauffage au gaz après les travaux ne pourra plus bénéficier de MaPrimeRénov’ dans ce cadre.

En revanche, l’accès au parcours « par geste » est prolongé jusqu’au 31 décembre 2027 pour les logements classés F et G en métropole.

Une nouvelle aide pour les voitures électriques d’occasion

Bonne nouvelle pour certains automobilistes : une nouvelle aide est créée à partir du 1er septembre pour l’achat ou la location d’une voiture électrique d’occasion.

Le dispositif, financé par les certificats d’économies d’énergie, est accessible sans condition de revenus. Le véhicule devra notamment être 100 % électrique, avoir été immatriculé pour la première fois en France entre 2017 et 2023 et présenter une batterie suffisamment performante.

L’acheteur ou le locataire devra également s’engager à conserver le véhicule pendant au moins trois ans.

Les professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne pourront, sous certaines conditions, bénéficier d’une majoration d’environ 2 000 euros.

Les taxis bénéficient aussi d’une nouvelle aide

Les taxis qui souhaitent passer à l’électrique pourront également profiter d’un nouveau dispositif.

Une aide d’environ 3 500 euros est prévue pour l’achat ou la location d’un véhicule électrique répondant aux critères fixés. Elle pourra atteindre 5 500 euros lorsque le véhicule et sa batterie sont fabriqués en Europe.

Le dispositif concerne les commandes effectuées entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026.

Les entreprises passent à la facturation électronique

C’est un changement majeur pour les entreprises françaises.

À compter du 1er septembre, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront être capables de recevoir des factures électroniques, quelle que soit leur taille.

L’obligation d’émettre des factures électroniques ne concernera toutefois dans un premier temps que les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire. Les PME et micro-entreprises disposeront d’une année supplémentaire, jusqu’au 1er septembre 2027.

Cette réforme doit progressivement remplacer les factures papier, PDF et autres formats traditionnels par des factures structurées pouvant être automatiquement traitées.

Les téléphones portables interdits dans les lycées

La rentrée scolaire apporte également une nouvelle règle très visible pour les élèves.

Après les écoles et les collèges, l’interdiction de l’utilisation du téléphone portable est désormais étendue aux lycées à compter de la rentrée 2026.

Les modalités pourront être précisées par chaque établissement. Des exceptions sont notamment prévues pour des raisons médicales.

L’objectif affiché est de limiter l’utilisation des téléphones et des objets connectés pendant le temps scolaire et de mieux protéger les jeunes face aux effets liés à leur usage.

Le prélèvement à la source est actualisé

Enfin, septembre est comme chaque année le mois de l’actualisation du prélèvement à la source.

Le nouveau taux calculé à partir de la déclaration des revenus 2025 est appliqué automatiquement à partir de septembre. Il tient donc compte des revenus et de la situation fiscale déclarés au printemps 2026.

Les contribuables dont la situation a évolué peuvent toutefois demander une modification de leur taux depuis leur espace personnel sur le site des impôts.

Entre les retraites, le chômage, la santé, le prix du gaz, la rénovation énergétique et la rentrée scolaire, septembre 2026 s’annonce donc particulièrement chargé. Des changements qui concernent aussi bien les particuliers que les entreprises et qui, pour certains, auront un effet direct sur le quotidien et le budget des Français.