Face à l’augmentation des accidents impliquant des trottinettes électriques, la préfète de l’Hérault Chantal Mauchet durcit les règles dans le département. Depuis ce vendredi 11 septembre, le port du casque et du gilet rétro-réfléchissant est obligatoire pour les utilisateurs de trottinettes électriques dans toutes les communes de l’Hérault.

138 blessés et 7 morts en deux ans

La décision intervient alors que les accidents impliquant des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) se multiplient dans le département.

Entre 2024 et 2026, 138 personnes ont été blessées dans des accidents impliquant des trottinettes électriques dans l’Hérault. Parmi elles, 46 ont dû être hospitalisées. Sept personnes ont également perdu la vie, principalement en agglomération.

Face à cette situation, la préfecture souhaite renforcer la protection des utilisateurs et responsabiliser davantage les conducteurs de ces engins.

La nouvelle obligation s’applique dès aujourd’hui à l’ensemble du département, sans distinction entre les communes.

Un mois de pédagogie avant les sanctions

Pendant le premier mois, les autorités privilégieront l’information, la sensibilisation et la pédagogie auprès des utilisateurs.

À l’issue de cette période, les forces de l’ordre pourront sanctionner les infractions. Le non-port du gilet rétro-réfléchissant sera passible d’une amende de deuxième classe, soit 35 euros. Pour le casque, l’amende pourra atteindre 135 euros, correspondant à une contravention de quatrième classe.

La préfecture rappelle que ces deux équipements viennent s’ajouter à plusieurs règles déjà en vigueur pour les utilisateurs de trottinettes électriques.

Les principales règles à respecter

Pour circuler légalement, il faut notamment avoir au moins 14 ans et respecter une vitesse maximale de 25 km/h. Il est interdit de conduire sous l’influence de l’alcool ou après avoir consommé des stupéfiants.

La trottinette doit être utilisée par une seule personne. Le téléphone et les écouteurs sont également interdits pendant la conduite.

L’engin doit par ailleurs être assuré et disposer d’équipements en état de fonctionnement : feux avant et arrière, catadioptres, freins efficaces et avertisseur sonore.

Côté circulation, les trottoirs et les voies de tramway sont interdits aux trottinettes. En agglomération, les utilisateurs doivent privilégier les pistes et bandes cyclables. Hors agglomération, la circulation est interdite, à l’exception des voies vertes et des pistes cyclables.

Avec cette nouvelle réglementation, la préfecture entend donc agir à la fois sur la protection des utilisateurs et sur le respect des règles de circulation, alors que les accidents impliquant les EDPM constituent désormais un enjeu important de sécurité routière dans l’Hérault.