Vendredi soir, la salle Zinga Zanga de Béziers a changé de visage. Pendant plusieurs heures, les décibels ont remplacé le calme habituel des lieux pour laisser place aux guitares saturées, aux riffs métalliques et à une énergie franchement punk. Pour sa troisième édition, le festival Languederock a donné le ton dès sa première soirée, avec une affiche mêlant découvertes et références de la scène rock française.
Dès les premiers morceaux, le public comprend que la soirée ne sera pas vraiment placée sous le signe de la demi-mesure. Ici, pas question de rester gentiment assis : les têtes bougent, les bras se lèvent et, au fil des concerts, la fosse se fait de plus en plus remuante.
Mutt Fish, la jeunesse prend le micro
Parmi les premiers à monter sur scène, Mutt Fish avait une place particulière. Le groupe montpelliérain a remporté le tremplin Languederock et s’est ainsi offert l’occasion d’ouvrir cette troisième édition devant le public du festival. Une manière pour l’organisation de faire également la part belle aux groupes émergents, aux côtés de formations déjà bien installées.
Et le pari du tremplin prend ici tout son sens : pendant quelques minutes, la scène appartient à cette nouvelle génération qui vient défendre son rock avec ses propres codes, son énergie et surtout l’envie de se faire entendre.
Lofofora, le poids des décibels
Puis la soirée monte encore d’un cran avec Lofofora. Depuis plus de trois décennies, le groupe occupe une place particulière dans le paysage du métal alternatif français. Vendredi soir à Béziers, ses riffs lourds et son énergie ont parfaitement trouvé leur place dans l’atmosphère du Languederock.
Le son est massif, la batterie cogne, les guitares remplissent la salle. Dans la fosse, les spectateurs répondent présents. Lofofora rappelle au passage pourquoi le groupe demeure l’une des références du genre, capable de mêler puissance métallique, énergie punk et textes qui ne laissent pas indifférent.
Autour de la scène, l’ambiance est elle aussi au rendez-vous : public de connaisseurs, amateurs venus découvrir les groupes, merchandising et espaces de restauration participent à cette atmosphère de festival rock revendiquée par Languederock.
Une première soirée qui donne le ton
Avec LocoMuerte, Ashen, Mutt Fish, Lofofora et Tagada Jones au programme, le vendredi avait été pensé comme une véritable montée en puissance, du punk au métal en passant par le crossover et le rock alternatif.
Et au terme de cette première soirée, une chose est certaine : Languederock entend bien installer son univers à Béziers. Pour cette troisième édition, le festival assume une identité faite de gros son, de guitares, de sueur et de liberté, tout en conservant une place pour les découvertes.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Ce samedi 26 septembre, la deuxième soirée prend le relais à Zinga Zanga, avec notamment Storm Orchestra, Grandma’s Ashes, Not Scientists et surtout un hommage à Parabellum réunissant d’anciens membres du groupe et des musiciens de Tagada Jones.
Après une première soirée placée sous le signe de la puissance, Béziers s’apprête donc à remettre les amplis à fond.




