Le Département de l’Hérault et Sète Agglopôle Méditerranée ont scellé une nouvelle étape de collaboration autour de la connaissance du littoral. Ce partenariat signé le 11 février 2026 vise à renforcer l’observation partagée de l’évolution du trait de côte, en vue d’anticiper les impacts du changement climatique et d’orienter les décisions d’aménagement du territoire.
Alors que l’Hérault dispose d’un front maritime riche et diversifié, qui comprend plages, étangs et zones humides, les phénomènes d’érosion, d’élévation du niveau de la mer et d’intensification des tempêtes imposent une lecture fine de l’évolution du littoral. Cette nouvelle convention inscrit des moyens scientifiques, techniques et humains au service d’une meilleure compréhension de ces enjeux, et ce sur cinq années renouvelables.
Connaissance partagée pour des décisions durables
L’objectif clair de cet accord est de mutualiser les compétences et les données entre les deux collectivités pour produire des informations fiables et actualisées sur l’état du littoral. Il s’appuie notamment sur l’Observatoire départemental du littoral, un dispositif piloté depuis plus de vingt ans par le Département. Cet observatoire est un outil de référence pour le suivi du recul du trait de côte, l’analyse des dynamiques littorales et l’aide à la décision publique.
Dans ce cadre, le partenariat prévoit de développer :
- un suivi topographique et bathymétrique partagé des zones littorales,
- des études techniques conjointes pour décrypter l’évolution des processus naturels,
- le croisement des données avec d’autres observatoires thématiques (foncier, habitat, tourisme),
- et un renforcement de la sensibilisation du public et des acteurs locaux aux risques liés au changement climatique.
La démarche s’inscrit dans une volonté d’évoluer d’une gestion réactive à une stratégie d’adaptation assumée face aux phénomènes climatiques (élévation du niveau de la mer, érosion marine, submersion) qui impactent les zones littorales de l’Hérault et l’ensemble du bassin méditerranéen.
Une stratégie construite sur l’expérience et l’expertise
Pour le Département, cette convention formalise une politique déjà engagée depuis plusieurs décennies en faveur de la protection du littoral. Elle reflète une approche globale mêlant préservation des espaces naturels, aménagement durable, prévention des risques et soutien aux acteurs économiques et touristiques.
Du côté de Sète Agglopôle Méditerranée, la démarche s’inscrit dans une stratégie locale renforcée d’anticipation du recul du trait de côte. L’agglomération mène en effet depuis plusieurs années des réflexions et projets structurants visant à mieux comprendre et à gérer les effets du changement climatique sur le littoral et ses infrastructures.
« Face au changement climatique et au recul du trait de côte, cette convention avec le Département de l’Hérault marque une étape essentielle pour anticiper ensemble l’avenir de notre littoral, en nous appuyant sur une connaissance partagée, rigoureuse et au service de décisions durables pour notre territoire », explique Loïc Linares, président de Sète agglopôle méditerranée.
Une réponse aux enjeux du changement climatique
Alors que les projections climatiques prévoient une montée du niveau de la mer et une intensification des phénomènes météorologiques extrêmes, disposer d’un suivi scientifique précis devient essentiel pour les collectivités et les acteurs du territoire. Le littoral héraultais, qui s’étend sur des dizaines de kilomètres entre étangs, dunes et plages, est particulièrement exposé à ces risques.
En combinant leurs ressources et leurs expertises, le Département et l’agglomération sétoise cherchent à proposer une lecture plus fine et accessible des évolutions littorales, mais aussi à outiller les décideurs et les professionnels locaux pour qu’ils puissent mieux planifier les aménagements, protéger les espaces sensibles et sensibiliser les citoyens.
Vers plus d’anticipation et de coordination
La convention formalisée entre les deux collectivités prévoit un cadre de travail structuré avec des actions annuelles programmées et la possibilité de préciser chaque année les engagements et axes d’études. L’impulsion donnée par cet accord marque une étape importante dans la mise en place de politiques publiques qui ne se limitent plus à réagir aux phénomènes observés, mais qui s’efforcent de les anticiper et de les intégrer aux stratégies d’aménagement du territoire.




