Face aux conséquences persistantes de la crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), l’État renforce son soutien aux éleveurs bovins. Dans l’Hérault, l’enveloppe du fonds d’urgence exceptionnel a été significativement abondée, permettant la réouverture du dépôt des demandes d’aides jusqu’au 20 février 2026.

La dermatose nodulaire contagieuse continue de fragiliser les exploitations bovines, en particulier dans les zones soumises à des restrictions sanitaires. Cette maladie virale, hautement contagieuse chez les bovins, a entraîné des mesures strictes de limitation des mouvements d’animaux afin d’enrayer sa propagation. Des restrictions qui ont fortement impacté l’activité économique des éleveurs, notamment en matière de commercialisation et de trésorerie.

Pour faire face à cette situation, un fonds d’urgence exceptionnel a été mis en place par le Gouvernement. Initialement doté de 11 millions d’euros à l’échelle nationale, ce dispositif a vu son enveloppe doublée à la suite d’une annonce faite le 30 janvier, portant le montant total à 22 millions d’euros. L’objectif est d’apporter un soutien financier rapide aux exploitations les plus affectées par les conséquences indirectes de la crise sanitaire.

Abondement du budget dans l’Hérault

Dans l’Hérault, la préfète Chantal Mauchet a annoncé un renforcement significatif des crédits alloués au département. L’enveloppe budgétaire, initialement fixée à 60 600 euros, a été abondée pour atteindre désormais 161 100 euros. Cette augmentation permet la réouverture du dispositif d’aide et offre une nouvelle opportunité aux exploitants concernés de déposer un dossier de demande.

Le fonds d’urgence s’adresse aux exploitations professionnelles d’élevage de bovins qui n’ont pas été directement touchées par un foyer de DNC, mais qui subissent les effets des mesures sanitaires. Sont éligibles les exploitations dont le siège social est situé en zone réglementée ou en zone vaccinale. À titre dérogatoire, certaines exploitations situées en dehors de ces zones peuvent également prétendre à l’aide, dès lors que des bovins ont été bloqués dans l’Hérault. Les exploitations doivent par ailleurs être immatriculées au répertoire SIRENE de l’INSEE et disposer d’un numéro SIRET actif.

L’aide prend la forme d’un forfait, attribué en fonction de plusieurs critères. Le montant dépend notamment du nombre de bovins détenus et ne pouvant pas être commercialisés en raison des restrictions de mouvements imposées, ainsi que du nombre de manifestations taurines annulées auxquelles les manadiers devaient participer. Ces annulations ont en effet généré des pertes financières importantes pour certaines exploitations, notamment dans les filières liées à l’élevage de bovins destinés aux traditions taurines.

Le calcul du forfait sera réalisé à l’issue de l’examen de l’ensemble des dossiers déposés, dans la limite d’un plafond rehaussé à 9 000 euros par exploitation. Des majorations sont prévues pour certains profils, notamment pour les jeunes agriculteurs installés depuis moins de cinq ans, ainsi que pour les exploitants en difficulté accompagnés dans le cadre du dispositif « Réagir ».

La réouverture du dépôt des demandes d’aides est effective jusqu’au 20 février 2026 inclus. Les services de l’État invitent les éleveurs concernés à se rapprocher rapidement des organismes compétents afin de constituer leur dossier et de bénéficier de ce soutien financier, destiné à amortir les effets économiques d’une crise sanitaire qui continue de peser sur la filière bovine.

A noter que la Région Occitanie a de son côté activé sa garantie Foster, qui facilite l’accès au crédit bancaire pour les éleveurs confrontés à la crise sanitaire, tout en appelant les banques à proposer des prêts de trésorerie à taux zéro.

Demande d’aide sur le site Démarche simplifiée >>