La préfecture de l’Hérault a annoncé un assouplissement des conditions de mouvements des bovins dans le cadre de la lutte contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Cette décision fait suite à l’amélioration de la situation sanitaire et à l’avancée de la campagne de vaccination, mise en place pour limiter la propagation de cette maladie virale qui affecte les élevages bovins.
Apparue en France en 2025, la dermatose nodulaire contagieuse est une maladie réglementée. Elle ne se transmet pas à l’homme, mais elle a des conséquences importantes pour les exploitations concernées. Elle entraîne des restrictions strictes sur le déplacement des animaux, afin d’éviter la diffusion du virus par contact direct ou à travers des insectes vecteurs. Dans l’Hérault, comme dans plusieurs départements d’Occitanie, des zones réglementées et vaccinées avaient été mises en place, ce qui avait fortement impacté l’activité des éleveurs.
Un assouplissement progressif des règles sanitaires
Selon la préfecture, l’évolution favorable de la situation épidémiologique permet maintenant de modifier les mesures de contrôle. Les mouvements de bovins sont de nouveau autorisés sous certaines conditions, notamment pour les animaux vaccinés qui répondent aux exigences sanitaires établies par les services vétérinaires de l’État. Ces assouplissements concernent surtout les déplacements à l’intérieur des zones réglementées, mais aussi certaines sorties vers d’autres territoires, à condition de respecter les protocoles en vigueur.
Les exploitants concernés doivent cependant continuer à demander un laissez-passer sanitaire, délivré par les services compétents, pour garantir la traçabilité des animaux et le respect des règles de biosécurité. Les autorités rappellent que ces démarches restent essentielles pour préserver les progrès réalisés et éviter toute reprise de la circulation virale.
Cet assouplissement est perçu comme un signe positif par les professionnels de l’élevage, qui ont été durement touchés par les restrictions de ces derniers mois. Les limitations de mouvements avaient causé des difficultés de trésorerie, en freinant la vente des animaux, la participation à des événements agricoles ou taurins, et en perturbant l’organisation des exploitations.
La préfecture souligne toutefois que la vigilance reste essentielle. Les éleveurs doivent maintenir un haut niveau de surveillance sanitaire au sein de leurs troupeaux et signaler rapidement toute suspicion de symptômes de la maladie. Les contrôles vétérinaires et les mesures de prévention restent pleinement mobilisés.
Une gestion encadrée jusqu’à la sortie complète de crise
L’État rappelle que ces assouplissements s’inscrivent dans une stratégie progressive de retour à la normale, qui dépend de l’absence de nouveaux foyers et de la poursuite de la vaccination. Les décisions pourront être ajustées selon l’évolution de la situation sanitaire, en étroite collaboration avec les services de l’État, les organisations professionnelles agricoles et les collectivités.
Pour soutenir les exploitations fragilisées, des dispositifs de soutien financier restent disponibles, notamment le fonds d’urgence dédié à la DNC, dont l’enveloppe a récemment été renforcée dans l’Hérault.
Avec cet assouplissement des conditions de mouvements, la préfecture de l’Hérault vise à concilier protection sanitaire et reprise progressive de l’activité économique des élevages bovins, tout en maintenant la vigilance nécessaire face à cette maladie toujours sous surveillance.




