Malgré les polémiques nationales apparues ces dernières semaines autour de certains événements organisés par le collectif, le maire de Béziers, Robert Ménard, a confirmé ce jeudi la tenue du “Banquet biterrois” le 19 septembre prochain dans les arènes de la ville.
Une troisième édition confirmée à Béziers
Le rendez-vous aura donc bien lieu pour la troisième année consécutive dans les arènes de Béziers. Organisé par le collectif du “Canon Français”, le banquet mêlant repas géant, musique populaire et ambiance festive revendique une célébration de “l’art de vivre à la française” autour de la gastronomie, du vin et de la chanson française.
Selon les organisateurs, plusieurs milliers de participants sont attendus pour cette nouvelle édition prévue le 19 septembre 2026. Les précédents rendez-vous organisés en 2024 puis 2025 avaient déjà affiché complet dans les arènes biterroises.
Cette confirmation intervient toutefois dans un contexte particulier. Ces dernières semaines, le collectif a fait l’objet de nombreuses critiques au niveau national après la diffusion d’une enquête évoquant des débordements lors d’un banquet organisé à Caen. Plusieurs médias ont notamment relayé des accusations de chants identitaires ou de comportements jugés problématiques durant cet événement.
À Béziers, Robert Ménard assume néanmoins pleinement le maintien du rendez-vous. « On les a déjà reçus deux fois (…) il n’y a pas eu l’ombre d’un problème », a déclaré le maire dans plusieurs médias ce jeudi.
Un événement revendiqué comme “festif et populaire”
Du côté des organisateurs comme de la municipalité, on défend avant tout un événement populaire centré sur la convivialité, la gastronomie et la fête.
Le “Banquet biterrois” prévoit notamment un grand repas collectif accompagné de musique live, de chansons françaises et d’animations dans l’esprit des grandes fêtes populaires du Sud. Sur la billetterie officielle, l’événement est présenté comme un moment de “partage” et de “convivialité” autour du patrimoine culinaire français.
Robert Ménard a lui-même défendu ce jeudi une ambiance qu’il qualifie de « bon enfant ». « Ce n’est pas politisé pour deux sous », a-t-il assuré, balayant les accusations visant le collectif.
Le maire de Béziers a également comparé les critiques adressées au Canon Français aux débordements pouvant exister dans d’autres rassemblements populaires, déclarant notamment : « Il y a aussi des gros cons à la fête de l’Huma ».
Béziers, ville habituée aux grands rassemblements festifs
Avec cette troisième édition, Béziers confirme aussi sa volonté de continuer à accueillir de grands événements populaires dans ses arènes, déjà largement utilisées pour les férias, concerts et manifestations culturelles.
Pour l’heure, les réservations semblent déjà bien engagées selon les organisateurs, qui espèrent reproduire le succès des deux premières éditions biterroises.




