Face aux difficultés de la filière pêche, Carole Delga a annoncé une nouvelle aide régionale de 800 000 euros pour soutenir les chalutiers et préserver les emplois à bord. Un plan de résilience doit également être soumis au vote des élus régionaux en novembre.

La présidente de la Région Occitanie a réuni mardi 13 octobre des représentants des pêcheurs pour échanger sur la crise qui fragilise durablement le secteur en Méditerranée. Coût du carburant, contraintes réglementaires, évolution des ressources et changement climatique pèsent sur l’activité des professionnels.

800 000 euros pour soutenir les équipages

La nouvelle enveloppe annoncée doit permettre d’aider les entreprises de la flottille chalutière et leurs équipages d’ici la fin de l’année. La répartition sera proportionnelle au nombre d’équivalents temps plein présents à bord de chaque navire.

Cette mesure doit encore être soumise au vote des élus régionaux en novembre, pour une mise en œuvre dès 2026. La Région souhaite porter l’enveloppe totale à 1,2 million d’euros et sollicitera les autres collectivités du littoral afin qu’elles participent à cet effort.

Cette aide s’ajoute aux 500 000 euros prévus par la Région et ses collectivités partenaires pour les pêcheurs en étangs, particulièrement touchés par les conséquences de la canicule marine.

La Région prévoit également de renforcer les indemnités d’arrêt temporaire des chalutiers en 2027. Grâce à la mobilisation de près d’un million d’euros de fonds européens FEAMPA, les aides pourront être majorées de 30 %, selon le dispositif présenté par la collectivité.

Un plan pour préparer l’avenir de la filière

Au-delà de ces mesures d’urgence, un plan de résilience de la pêche en Occitanie doit être soumis au vote de l’assemblée régionale le 19 novembre. Il portera notamment sur l’amélioration des connaissances scientifiques concernant les écosystèmes et le changement climatique, l’accompagnement des criées et la transition énergétique des navires.

La Région entend aussi soutenir la réduction de la consommation de carburant, mieux valoriser les produits de la pêche régionale et favoriser le renouvellement des générations.

Des démarches auprès de l’État et de l’Europe

Carole Delga souhaite par ailleurs obtenir des dispositifs nationaux mieux adaptés aux réalités économiques des entreprises de pêche méditerranéennes. Elle demande notamment un plan national consacré aux spécificités de la Méditerranée et du golfe du Lion.

Au niveau européen, l’Occitanie, avec la région Sud-PACA, défendra le maintien en 2027 des règles et du nombre de jours de mer au niveau de 2026, sans nouvelles restrictions. Elle souhaite également une révision du plan de gestion WestMed afin de mieux prendre en compte les conséquences économiques et sociales des mesures de protection des ressources.

Pour la Région, l’enjeu est double : répondre aux difficultés immédiates des professionnels tout en préparant l’avenir d’une filière essentielle au littoral méditerranéen.