Réunis à Sète, les acteurs de la pêche et de la pisciculture marine en Occitanie ont confirmé la poursuite d’un vaste programme engagé en 2024. Objectif : accompagner une filière essentielle vers un modèle plus durable et résilient.

La filière pêche et pisciculture marine en Occitanie poursuit sa transformation. Le 24 mars 2026, représentants de l’État, de la Région et professionnels du secteur ont dressé un point d’étape à Sète pour mesurer l’avancement du contrat de filière signé fin 2024. Plus de 11 millions d’euros ont déjà été mobilisés pour soutenir cette stratégie collective tournée vers l’avenir.

Une filière clé pour l’économie littorale

Avec plus de 600 navires, près de 900 marins-pêcheurs et une soixantaine de ports et points de débarquement, la pêche constitue un pilier économique du littoral occitan. À cela s’ajoute la pisciculture marine, plus discrète mais en développement, qui contribue elle aussi à l’emploi et à la production régionale.

Au total, la filière représente plusieurs milliers d’emplois directs et indirects, confirmant son poids dans ce que l’on appelle l’économie bleue, c’est-à-dire l’ensemble des activités liées à la mer.

Face à des défis majeurs (changement climatique, hausse des coûts, évolution des ressources halieutiques) les professionnels doivent s’adapter rapidement. C’est tout l’enjeu du contrat de filière pêche et pisciculture marine 2024-2026, une première à l’échelle régionale en France. Ce document stratégique rassemble 41 partenaires, des institutions publiques aux organisations professionnelles, autour d’une vision commune.

Concrètement, il s’agit d’une feuille de route qui organise la coopération entre acteurs pour moderniser le secteur, soutenir l’innovation et sécuriser l’avenir des métiers.

Transition écologique et avenir des métiers

Au cœur du dispositif : la transition vers une pêche plus durable. Les actions engagées visent notamment à réduire l’empreinte environnementale des activités, préserver les écosystèmes marins et mieux gérer les ressources.

Cela passe par plusieurs leviers : modernisation des navires, développement de techniques plus respectueuses de l’environnement, ou encore amélioration des infrastructures portuaires. L’objectif est aussi d’accompagner les professionnels dans ces évolutions, parfois coûteuses et complexes.

Le contrat prévoit également de renforcer l’attractivité des métiers de la mer. Vieillissement des effectifs, difficultés de recrutement : la filière doit séduire une nouvelle génération. Promotion des savoir-faire, formation et valorisation des produits locaux font donc partie des priorités.

Autre enjeu majeur : la commercialisation. Mieux valoriser les produits de la pêche régionale, développer de nouveaux circuits de distribution et répondre aux attentes des consommateurs sont autant de pistes explorées.

Enfin, la filière doit apprendre à cohabiter avec d’autres usages de la mer, comme les énergies marines renouvelables ou le tourisme, dans un espace maritime de plus en plus sollicité.

Trois ans après son lancement, le contrat de filière apparaît comme un outil structurant pour accompagner ces mutations. Pour les acteurs réunis à Sète, la dynamique est enclenchée, mais le défi reste de taille : concilier performance économique, préservation de l’environnement et maintien d’une activité essentielle au tissu local.