Le projet NOUVEOL, porté par la SEMOP Port-La Nouvelle, vient de franchir une étape majeure. Retenu dans le cadre de France 2030, il bénéficiera de 48 millions d’euros d’aide publique pour poursuivre la transformation du port audois en plateforme industrielle dédiée à l’éolien flottant.
48 millions d’euros pour changer d’échelle
Le gouvernement a retenu cinq projets portuaires français dans le cadre de l’appel à projets France 2030 consacré aux infrastructures nécessaires au développement de l’éolien flottant. Parmi eux figure Port-La Nouvelle, avec une aide de 48 millions d’euros. À l’échelle nationale, près de 260 millions d’euros sont mobilisés pour les cinq ports concernés.
Pour la SEMOP Port-La Nouvelle, cette enveloppe représente près de 58 % du financement du projet NOUVEOL. L’objectif est désormais de poursuivre les aménagements nécessaires pour disposer, à l’horizon 2030, d’un outil industriel capable d’accompagner les futurs parcs éoliens flottants en Méditerranée française.
Le projet doit notamment permettre au port de répondre aux besoins d’intégration des éoliennes sur leurs flotteurs ainsi qu’aux opérations de maintenance lourde.
Port-La Nouvelle veut devenir un maillon essentiel de la filière
Depuis plusieurs années, Port-La Nouvelle se transforme pour accueillir de nouvelles activités industrielles liées à la transition énergétique. Plus de 600 millions d’euros d’investissements ont déjà été engagés dans la transformation du port depuis 2019. L’éolien offshore flottant constitue l’un des trois piliers de cette stratégie, aux côtés de l’hydrogène vert et du développement des trafics conventionnels.
Le port a déjà acquis une expérience concrète dans ce domaine. Les infrastructures existantes ont permis d’accueillir les opérations d’assemblage des éoliennes flottantes des projets pilotes EFGL et EOLMED.
En 2025, les premières éoliennes flottantes d’Occitanie avaient ainsi été assemblées à Port-La Nouvelle. Le projet EFGL prévoit trois machines de 10 MW installées au large de Leucate et du Barcarès.
Avec NOUVEOL, l’ambition est donc de passer de ces opérations pilotes à une véritable activité industrielle.
Un projet qui doit accompagner les futurs parcs méditerranéens
L’enjeu dépasse le seul territoire de Port-La Nouvelle. L’État vise près de 6 GW d’éolien flottant en service en France à l’horizon 2040 et considère les infrastructures portuaires comme indispensables pour permettre le développement de cette nouvelle filière.
Port-La Nouvelle pourrait occuper une position stratégique sur la façade méditerranéenne française. Selon la déclaration d’intention du projet, il deviendrait le seul port français de Méditerranée disposant des capacités nécessaires à l’intégration des turbines d’éoliennes sur flotteurs et pourrait ainsi répondre aux besoins des futurs projets prévus par la planification de l’État.
Le projet doit également contribuer à faire émerger un écosystème industriel local et régional, avec à la clé des activités économiques et des emplois autour de l’éolien flottant.
Mais avant d’entrer dans cette nouvelle phase, NOUVEOL doit encore franchir les différentes étapes réglementaires. Le projet fera notamment l’objet d’une évaluation environnementale volontaire, comprenant une étude d’impact et une consultation du public.
Pour Port-La Nouvelle, cette nouvelle enveloppe de France 2030 confirme en tout cas une orientation engagée depuis plusieurs années : faire du port audois l’un des points d’appui industriels de l’éolien flottant en Méditerranée.




