Trois chevaux ont été diagnostiqués positifs au virus West Nile dans les Pyrénées-Orientales, à Perpignan, Saint-Estève et Elne. Après un premier cas humain confirmé en juillet, la préfecture, l’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie et les services de l’État appellent à la vigilance et rappellent les mesures de prévention à adopter.

Le virus West Nile, également appelé virus du Nil occidental, est régulièrement détecté chaque été sur le pourtour méditerranéen. Si sa présence est désormais connue dans le sud de la France, les autorités sanitaires suivent avec attention son évolution, notamment durant la période estivale où l’activité des moustiques est la plus importante.

Cette année, trois cas d’infection ont été confirmés chez des chevaux dans les communes de Perpignan, Saint-Estève et Elne. Un cas humain avait déjà été identifié dans le département au mois de juillet.

Un virus transmis par les moustiques

Le virus West Nile est transmis par des moustiques, principalement du genre Culex. Ceux-ci se contaminent en piquant des oiseaux sauvages infectés, qui constituent le principal réservoir du virus.

Les chevaux et les êtres humains sont considérés comme des « hôtes accidentels ». Ils peuvent être infectés après une piqûre de moustique porteur du virus, mais ils ne transmettent pas la maladie à leur tour.

Les autorités insistent donc sur un point essentiel : il n’existe aucun risque de transmission d’un cheval à un humain, ni d’une personne à une autre.

Quels sont les symptômes ?

Chez l’homme, l’infection passe inaperçue dans la très grande majorité des cas. Environ 80 % des personnes infectées ne développent aucun symptôme.

Lorsque la maladie se manifeste, elle provoque généralement un syndrome ressemblant à une grippe : fièvre brutale, maux de tête, douleurs musculaires, fatigue importante et parfois une éruption cutanée.

Plus rarement, dans moins de 1 % des cas, le virus peut entraîner des complications neurologiques sévères, comme une méningite ou une encéphalite, notamment chez les personnes âgées ou fragiles.

L’ARS Occitanie a renforcé la sensibilisation des professionnels de santé afin de favoriser le dépistage rapide des cas suspects.

Une vigilance renforcée pour les chevaux

Chez les équidés, les symptômes peuvent se traduire par une forte fatigue, de la fièvre, un comportement inhabituel ou encore des troubles neurologiques.

Les détenteurs de chevaux sont invités à contacter rapidement leur vétérinaire en cas de signes évocateurs.

Les services de l’État rappellent également plusieurs mesures de prévention :

  • rentrer les chevaux dans des bâtiments fermés avant la tombée de la nuit ;
  • limiter les eaux stagnantes autour des installations ;
  • utiliser des produits répulsifs adaptés sur avis vétérinaire ;
  • couvrir les abreuvoirs inutilisés et installer des pièges à moustiques si nécessaire.

La vaccination reste aujourd’hui le moyen de protection le plus efficace. Les propriétaires d’équidés sont invités à se rapprocher de leur vétérinaire afin de mettre en place une stratégie vaccinale adaptée.

Comment se protéger ?

Pour le grand public, les recommandations restent les mêmes que pour limiter les risques liés aux moustiques.

Les autorités conseillent de porter des vêtements longs et clairs, d’utiliser des répulsifs adaptés, d’installer des moustiquaires lorsque cela est nécessaire et surtout d’éliminer toutes les eaux stagnantes autour des habitations, véritables lieux de reproduction des moustiques.

En cas de forte fièvre accompagnée de maux de tête, de douleurs musculaires, d’une éruption cutanée ou de troubles neurologiques, il est recommandé de consulter rapidement un médecin.

Par ailleurs, les autorités rappellent que la surveillance du virus West Nile repose sur un dispositif national associant les secteurs de la santé humaine, de la santé animale et de la faune sauvage. Dans les Pyrénées-Orientales, toute mortalité suspecte d’oiseaux sauvages entre juillet et novembre peut être signalée à l’Office français de la biodiversité, tandis que les vétérinaires ont l’obligation de déclarer tout cas suspect chez les chevaux.

Avec un premier cas humain et désormais trois cas équins confirmés dans le département, les autorités sanitaires appellent chacun à la vigilance, tout en rappelant que le respect des mesures de prévention permet de limiter efficacement le risque d’infection.