Les élus du territoire étaient réunis ce matin sur le site de l’exploitation Garrot-Chaillac, route de Pézènes à Bédarieux, pour un comité de suivi consacré à l’activité de la mine. Une visite de terrain qui leur a permis d’échanger directement avec les responsables du site sur la production, les débouchés et les perspectives de cette exploitation minière devenue rare en France.
Une visite au cœur de l’exploitation
À l’occasion de ce comité de suivi, le responsable d’exploitation et le chef de chantier ont présenté aux élus le fonctionnement du site et les différentes étapes de l’activité minière. Les échanges ont notamment porté sur la production de bauxite, ses utilisations, les marchés actuels mais également les projets envisagés pour l’avenir.
Pierre Mathieu, président de Grand Orb et premier adjoint de Bédarieux, participait à cette visite aux côtés de Jean-Luc Falip, premier vice-président de Grand Orb et conseiller départemental, d’Alain Bozon, maire de Pézènes-les-Mines, et de Stéphane Clerc, adjoint au maire.
Cette rencontre permettait également aux représentants du territoire de mieux mesurer concrètement les enjeux liés au maintien de cette activité industrielle locale.
Une activité minière devenue rare
Le site Garrot-Chaillac compte parmi les dernières exploitations de bauxite encore en activité en France. La présence de cette ressource dans le secteur de Bédarieux et de Pézènes-les-Mines s’inscrit dans une longue histoire minière, qui remonte au début du XXe siècle.
L’exploitation actuelle s’appuie notamment sur la concession de l’Arboussas, à Pézènes-les-Mines, ainsi que sur des secteurs historiquement exploités autour de Bédarieux. Les documents administratifs prévoient aujourd’hui une poursuite de l’exploitation de l’Arboussas jusqu’en 2032.
La production moyenne du site tourne autour de 80 000 tonnes par an. Elle a cependant fortement diminué en 2025, dans un contexte de ralentissement du secteur de la construction.
De nouveaux débouchés pour maintenir l’activité
Malgré cette baisse, les effectifs ont été préservés. Le site compte toujours huit emplois directs, auxquels s’ajoutent environ 24 emplois indirects liés notamment au terrassement, au transport, à l’entretien ou encore à différentes prestations extérieures.
La bauxite extraite est aujourd’hui destinée très majoritairement aux cimentiers, qui représentent environ 90 % des débouchés.
L’entreprise travaille parallèlement à développer un nouveau marché dans la fabrication de laine de roche, utilisée notamment pour l’isolation des bâtiments.
Pour les élus présents ce matin, cette visite était donc l’occasion de mieux connaître une activité industrielle discrète mais toujours bien implantée dans le territoire, et d’échanger directement avec ceux qui la font fonctionner au quotidien.




