Après les premiers cas détectés dans les Pyrénées-Orientales au début du mois d’août, le virus West Nile poursuit sa circulation dans le sud de la France. Six cas d’infection ont désormais été confirmés chez des chevaux dans l’Hérault. Plusieurs autres suspicions sont encore en cours d’analyse.
Le virus West Nile continue de faire l’objet d’une surveillance renforcée en Occitanie. La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l’Hérault vient d’être informée de six cas confirmés d’infection chez des chevaux dans le département. Plusieurs suspicions cliniques sont par ailleurs toujours en attente des résultats d’analyses.
Ces cas sont répartis dans différentes communes de l’Hérault. Ils concernent toutefois davantage le bassin biterrois. À ce stade, la zone de Camargue n’est pas concernée par des cas confirmés, a précisé la préfecture de l’Hérault à MaWebTV.
À ce jour, aucun cas d’infection humaine n’a été détecté dans l’Hérault.
Cette nouvelle alerte intervient quelques semaines après la détection des premiers cas dans les Pyrénées-Orientales. Le 7 août, trois chevaux avaient été diagnostiqués positifs à Perpignan, Saint-Estève et Elne. Un premier cas humain avait également été confirmé dans le département en juillet. Depuis, la surveillance s’est renforcée à l’échelle nationale : au 17 août, 18 cas humains autochtones avaient été identifiés en France hexagonale, notamment en Occitanie.
Une maladie transmise par les moustiques
Le virus West Nile, également appelé virus du Nil occidental, est principalement transmis par des moustiques du genre Culex. Ces moustiques se contaminent en piquant des oiseaux sauvages infectés, qui constituent le principal réservoir du virus.
Les chevaux et les humains sont considérés comme des « hôtes accidentels ». Ils peuvent être infectés après avoir été piqués par un moustique contaminé, mais ne permettent pas au virus de poursuivre son cycle de transmission. Il n’existe donc pas de transmission directe du cheval à l’homme, ni de transmission interhumaine dans les conditions habituelles.
Autre particularité importante : contrairement au moustique tigre, qui est principalement actif durant la journée, le moustique Culex pique surtout en soirée et durant la nuit.
Des symptômes parfois discrets chez les chevaux
Chez les équidés, l’infection peut rester inapparente ou provoquer une forme fébrile. Dans certains cas, elle évolue vers une forme nerveuse avec un abattement important, des tremblements, des troubles de l’équilibre ou d’autres symptômes neurologiques.
La plupart des chevaux atteints récupèrent spontanément en quelques semaines. Toutefois, des formes graves peuvent entraîner une paralysie et, dans certains cas, la mort de l’animal.
Face à cette situation, la préfète de l’Hérault appelle les éleveurs, détenteurs de chevaux et vétérinaires à renforcer leur vigilance et à déclarer toute suspicion clinique.
La prévention au cœur des recommandations
Dans les zones considérées comme à risque, plusieurs mesures peuvent être mises en place afin de limiter l’exposition des chevaux aux moustiques : traitements insecticides adaptés, réduction des eaux stagnantes, mesures de démoustication et protection des animaux pendant les périodes de forte activité des moustiques.
La vaccination constitue également un moyen de prévention recommandé pour les équidés. Les propriétaires sont invités à se rapprocher de leur vétérinaire afin d’évaluer la stratégie la plus adaptée à leur situation.
Chez l’homme, l’infection reste le plus souvent asymptomatique. Lorsqu’elle se manifeste, elle peut provoquer notamment de la fièvre, des maux de tête ou des douleurs musculaires. Plus rarement, des complications neurologiques peuvent apparaître.
Avec désormais plusieurs foyers équins identifiés dans la région, les autorités maintiennent donc une surveillance étroite de la circulation du virus West Nile à l’approche de la fin de l’été.




