C’est officiel : le Géoparc Terres d’Hérault vient d’obtenir le prestigieux label « Géoparc mondial UNESCO ». Une reconnaissance internationale majeure pour ce territoire de 111 communes, qui valorise 540 millions d’années d’histoire géologique et ouvre de nouvelles perspectives touristiques et économiques.
Après plusieurs années de travail, l’Hérault peut célébrer une victoire patrimoniale de premier plan. Le territoire du Géoparc Terres d’Hérault vient officiellement d’être labellisé « Géoparc mondial UNESCO », rejoignant ainsi le cercle très fermé des sites reconnus pour leur patrimoine géologique exceptionnel.
Cette distinction internationale récompense un projet porté par le Département de l’Hérault, avec l’appui de 111 communes partenaires, de nombreuses intercommunalités, associations, musées, professionnels du tourisme et acteurs locaux. Elle consacre aussi plusieurs années de mobilisation collective autour d’un objectif commun : préserver, valoriser et faire rayonner les richesses naturelles du territoire.
Un territoire façonné par 540 millions d’années d’histoire
Le Géoparc couvre un périmètre de 2 046 km² au cœur de l’Hérault, représentant environ 110 000 habitants et pas moins de 58 géosites remarquables identifiés.
Sa particularité ? Il concentre quasiment tous les types de roches permettant de retracer près de 540 millions d’années de l’histoire de la planète, des terres volcaniques du Salagou aux cirques dolomitiques de Mourèze, en passant par le Pic de Vissou, les gorges de l’Hérault, le cirque de Navacelles ou encore les grottes de Clamouse.
Mais au-delà de la géologie, ce patrimoine a aussi façonné les paysages, les terroirs viticoles, le pastoralisme, l’exploitation du charbon ou encore les matériaux de construction traditionnels. Le Géoparc raconte ainsi autant l’histoire de la Terre que celle des habitants.
Une candidature lancée en 2022
La démarche a pris forme dès 2019 avec une étude de préfiguration cofinancée par le Département et portée par l’association Demain la Terre !. Deux années de travail ont permis de structurer le projet, avant que le Département ne devienne chef de file en 2021.
La candidature officielle au label UNESCO a ensuite été lancée en 2022. Le dossier a été déposé en novembre 2024, avant la visite sur le terrain de deux évaluateurs internationaux durant l’été 2025. La décision finale était attendue pour 2026 : elle est désormais tombée, et elle est positive.
Pour le président du Département, Kléber Mesquida, cette labellisation constitue une reconnaissance majeure de l’intérêt géologique du territoire, mais aussi « un outil essentiel » pour approfondir la dynamique engagée autour des Terres d’Hérault.
Obtenir le label Géoparc mondial UNESCO ne relève pas seulement du prestige symbolique. Il s’agit aussi d’un véritable levier de développement territorial.
Cette reconnaissance doit permettre de renforcer le géotourisme, d’attirer davantage de visiteurs et de développer un tourisme plus respectueux de l’environnement, fondé sur la découverte des paysages, des savoir-faire et du patrimoine naturel.
Le Département insiste également sur les retombées économiques attendues : hébergements, restauration, activités de pleine nature, valorisation des produits locaux et structuration d’un maillage socio-économique durable.
Aujourd’hui, le réseau mondial des Géoparcs UNESCO rassemble plus de 200 territoires à travers le monde, dont seulement quelques-uns en France. Intégrer ce réseau place désormais l’Hérault sur une carte internationale du patrimoine géologique.
Le label n’est pas une finalité mais un engagement dans la durée. Il implique la protection active des sites remarquables, la sensibilisation du public, le travail avec les scolaires et les habitants, ainsi qu’une gouvernance durable.
Avec cette reconnaissance, les Terres d’Hérault changent de dimension. Le territoire ne gagne pas seulement un label : il affirme une identité, un récit commun et une ambition de long terme autour de la nature, du patrimoine et de la transmission.




