Alors que la végétation reste fortement desséchée et que les conditions météorologiques demeurent favorables à la propagation des feux, le préfet des Pyrénées-Orientales prolonge plusieurs mesures de prévention. Le brûlage des végétaux reste notamment interdit pour les particuliers, tandis que les restrictions d’accès aux massifs forestiers sont maintenues.
La reprise des opérations de brûlage de végétaux et d’écobuage pour les exploitants agricoles, initialement prévue après la période estivale, est finalement reportée au 30 septembre 2026.
Pour les particuliers et les autres usagers, l’interdiction de brûler des végétaux reste, elle, applicable jusqu’au 1er octobre, quel que soit le volume concerné ou les conditions météorologiques.
La préfecture justifie ces prolongations par l’état de dessèchement de la végétation et des conditions toujours propices aux départs et à la propagation rapide des incendies.
L’accès aux massifs reste réglementé
Les restrictions concernant la pénétration et la circulation dans les massifs forestiers sont également prolongées jusqu’au 25 septembre. L’utilisation de certains appareils et matériels pouvant provoquer un départ de feu reste réglementée quotidiennement en fonction du niveau de risque.
Dans les espaces forestiers, les autorités rappellent plusieurs règles essentielles : ne pas fumer ni jeter de mégots, ne pas faire de feu de camp ou de barbecue en dehors des emplacements autorisés et faire preuve de prudence lors de travaux extérieurs susceptibles de produire des étincelles.
En cas de fumée suspecte ou de départ de feu, il est demandé d’appeler immédiatement le 18 ou le 112 afin de permettre une intervention rapide.
Un été marqué par plusieurs incendies majeurs
Ces mesures interviennent après un été particulièrement difficile dans les Pyrénées-Orientales.
Le 2 juillet, un incendie parti de Sainte-Marie-la-Mer s’était propagé jusqu’à Canet-en-Roussillon. Le feu avait parcouru une trentaine d’hectares et provoqué l’évacuation de plusieurs milliers de personnes. Des campings avaient été touchés ainsi que le pôle nautique et des installations de la zone industrielle.
Quelques jours plus tard, le feu de Trévillach, déclenché le 4 juillet, a pris une tout autre ampleur. Près de 4 936 hectares ont finalement été parcourus par les flammes avant que l’incendie ne soit officiellement déclaré éteint le 7 août. Plusieurs communes avaient été évacuées et des centaines de sapeurs-pompiers avaient été mobilisés.
Dans ce contexte, la préfecture appelle à maintenir une vigilance maximale. Le non-respect délibéré d’une interdiction réglementaire concernant notamment l’emploi du feu ou l’accès aux massifs constitue un délit pouvant être puni jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.




